Paul Biya est de retour à Yaoundé après 73 jours d’absence
Après un long séjour privé en Europe qui aura duré près de deux mois et demi, le chef de l’État camerounais a regagné la capitale politique ce jour. Cette absence prolongée, qui avait alimenté d’intenses spéculations et relancé les débats sur la continuité au sommet de l’État, s’achève par un retour scruté de près par la classe politique et l’opinion publique.
Un accueil soigneusement orchestré
L’avion présidentiel s’est posé sur le tarmac de l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen sous un important dispositif de sécurité. Comme l’exige le protocole, le président de la République a été accueilli au bas de la passerelle par le gotha politico-administratif, avec à sa tête le Secrétaire Général de la Présidence de la République (SGPR) et de hauts gradés des forces de défense.
Le long de l’itinéraire menant de l’aéroport au Palais de l’Unité, des centaines de militants du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), arborant les pagnes du parti, s’étaient mobilisés pour saluer le passage du cortège présidentiel. Une ferveur militante qui visait, au-delà du rituel, à afficher un message de sérénité et d’unité autour du locataire d’Étoudi.
Ce retour vient mettre fin aux rumeurs infondées qui ont circulé ces dernières semaines. La marche de l’État n’a jamais été interrompue et le Président reprend pleinement en main l’agenda national.
Déclaration d’un cadre du parti au pouvoir (RDPC)Les dossiers urgents en attente au Palais de l’Unité
Si les communicants gouvernementaux se sont attachés, tout au long de ces 73 jours, à rassurer sur le fait que le président continuait de suivre les dossiers de la République depuis Genève, son retour physique à Yaoundé marque l’heure des décisions. Plusieurs actes majeurs nécessitent en effet la signature ou l’impulsion directe du chef de l’État.
Parmi les chantiers les plus scrutés figurent l’évaluation du dernier collectif budgétaire, les grandes orientations économiques face à l’inflation persistante, et potentiellement, de très attendus réaménagements au sein de la haute administration. Alors que le paysage politique se tourne progressivement vers les prochaines échéances électorales, chaque acte ou apparition publique du président sera désormais interprété à travers le prisme de la stabilité institutionnelle du pays.
